Witch, Please – Le grimoire de sorcellerie moderne de Jack Parker

Whisky, calumet de la paix et grimoire de sorcellerie moderne

Whisky, calumet de la paix et grimoire de sorcellerie moderne.

Fin octobre 2019 sortait Witch, Please, le 3e livre de Jack Parker aka Taous Merackchi. Après avoir levé le tabou sur les menstruations avec Le Grand Mystère des Règles, et décortiqué l’adolescence avec le recueil Lettres à l’ado que j’ai été, la jeune autrice s’attaque à la sorcellerie, pratique qu’elle maîtrise et qui lui tient à coeur depuis quelques années.

Tout d’abord il faut savoir que je suis fan de Jack Parker. Comme beaucoup de meufs de ma génération je l’ai découvert au lycée avec Madmoizelle. Ce web zine féminin était à l’époque plutôt intelligent, tourné vers le féminisme et les problématiques de genre, en plus de proposer les traditionnelles catégories « Mode » et « Beauté ». Depuis c’est un peu parti en cahuète mais c’est une autre histoire. Ce qu’il faut retenir c’est que Madmoizelle a été une porte d’entrée vers  le féminisme pour pas mal de petites francophones, et qu’il a eu le mérite de faire émerger des autrices atypiques à l’instar de Jack Parker. Pendant plusieurs années la jeune dame a fait partie de l’équipe de rédaction et fait ses armes à grands coups d’articles forts inspirants.

En parallèle à Madmoizelle, Jack Parker/Taous Merakchi a alimenté plusieurs blogs, sites et newsletter. Elle a notamment écrit à propos des films d’horreur (sa grande passion). Elle a également créée Mortel, une série de podcasts où elle décortique la mort. Je vous conseille très fortement d’aller l’écouter. Bref la dame est prolifique, même si elle se plaît à répéter qu’elle est une grosse feignasse.

Taous Merakchi a un style (et un parcours de vie) un peu atypique, un peu alternatif. Darkos, goth, légèrement grunge, la jeune femme est aussi imprégnée de spiritualité depuis son enfance. En effet, sa mère est une adopte de toutes sortes de rituels, et elle a transmis cette passion à sa fille. La jeune femme en faisait souvent part dans ses articles, sur son tumblr, lors d’émissions, au détour d’une interview. Elle y avait même consacré une newsletter, Witch Please (tiens tiens), pendant un temps. Moi j’attendais qu’elle en fasse un livre. Mon souhait fût réalisé l’automne dernier.

Malheureusement, pour moi la sortie de Witch, Please est et sera toujours associée à la mort de mon bébé chat. Je dis malheureusement mais je n’ai jamais cru au malheur comme au bonheur « pur ». Et depuis le décès de mon petit compagnon, je crois pertinemment qu’il existe du bon même dans le mauvais.

J’ai donc acheté le livre de Jack Parker dans des conditions très particulières. J’avais d’ailleurs réécouté Mortel trois jours après avoir amené le corps de mon chat au vétérinaire pour qu’il incinère le cadavre. En une semaine j’avais pleuré, géré le côté administratif, et passé un entretien. C’est juste après avoir rencontré ma future cheffe (mais ça je ne le savais pas encore), que j’ai acheté Witch, Please ; dans le magasin où j’allais travailler pendant plus de 3 mois. C’était le 4 novembre 2019 et depuis ce jour ma vie a changé.

J’étais chez mon père quand j’ai commencé ma lecture. J’ai tout de suite adhéré, était happé par les propos, le concept, l’esthétique, l’Histoire qui se dessinait derrière chaque page. C’était comme si je trouvais enfin ce que je cherchais depuis longtemps sans savoir que je le cherchais. Je me retrouvais moi, mes inspirations, mes influences, mes principes, ma philosophie.

Evidemment que je n’allais pas être objective. Je suis Jack Parker/Taous Merakchi depuis ses débuts ou presque. J’ai grandi avec sa plume. Je l’ai aussi vu changer, évoluer, se préciser. Son vécu, son parcours, ses mots, m’ont aidé à des moments clefs de mon adolescence et de ma vie de jeune adulte. Je la considère comme une de mes grandes soeurs spirituelles ; une de ces femmes qui m’a permis (sans qu’elles le sachent), de me reconnecter avec des traits essentiels de ma personnalité et ainsi, de (re)devenir ce que je suis vraiment, moi-même.

Dans son livre, Taous Merakchi présente d’abord la sorcellerie, comment elle la voit, comment elle se l’approprie, comment elle la pratique. L’écriture est fluide et agréable. On sent que la dame écrit depuis longtemps et qu’elle a fait de la radio.  L’autrice explique ensuite les bases de la sorcellerie ; qu’est-ce qu’un sort, comment créer et utiliser un mémoire, que faire lors des différents sabbats, à quel moment faut il mieux pratiquer tel rituel…

La plus grande partie du bouquin est consacré aux correspondances. Chaque fruit, fleur, plante, élément, planète, cristal, saison, animal, phase de lune, météo, épice, alcool, a ses significations, sa symbolique, ses bienfaits et « pouvoirs ». Par exemple, en sorcellerie, le lierre est associé au bannissement, à la conjuration, à la fertilité, la fidélité et la protection. On apprend également que le caillou symbolise l’ancrage et qu’il peut servir de charme contre l’anxiété ou de porte-bonheur. Il est donc conseillé d’en garder un dans sa poche lors des moments stressants.

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Autel improvisé.

Bien sûr, si on n’a pas au départ une sensibilité pour le symbolisme, le paganisme, la magie, ou les soins/remèdes maison c’est normal de rester hermétique à ce type de livres. C’est un sujet de niche il faut bien l’avouer. N’empêche qu’il m’intéresse énormément et qu’il me permet de rendre mon quotidien plus doux. Oui je peux paraître bizarre à mettre des bougies partout, à croire que les esprits (dont celui de Lewis), la nature et le cosmos veillent sur moi, à écrire des mots sur des feuilles de laurier pour ensuite les cramer. Mais comme le dis Taous Merakchi/Jack Parker : « (…) à moi ça me fait du bien et en faisant ça je ne fais de mal à personne, alors où est le problème ? »

La magie, la sorcellerie, le paganisme, m’aident depuis que j’ai plongé dedans. Oui, ça m’aide à faire le deuil de Lewis, à voir les choses différemment, à accepter mon passé, lâcher-prise et surtout, à renouer avec moi-même de manière apparente comme de façon plus intime. Enfin je me fous du regard des autres, de leur jugement. Je n’entends que les gens qui me font des compliments sur mon style, mon maquillage, mes vêtements, ma façon d’être et de voir les choses. Je ne vois que les personnes qui m’aiment, me respectent, m’admirent et m’inspirent.

Pour moi Witch, Please n’est pas un livre qu’on lit une fois puis qu’on pose quelque part pour qu’il prenne la poussière. C’est un livre pratique. Un manuel que j’ouvre dès que je veux faire un rituel, savoir quels ingrédients utiliser, quelle pleine lune est plus propice à mes souhaits et besoins du moment, entre autres. C’est un livre qui m’inspire et m’aide mettre de la magie dans mon quotidien et dans celui de mes proches.

Le mouvement goth et moi

J’ai toujours était attirée par les choses sombres, raffinées, poétiques. Enfant, mon dessin animé préféré était L’Étrange Noël de Mr. Jack. Je ne manquais aucun épisode de la série TV Batman. J’avais déjà une passion pour la mythologie grecque et les légendes celtes. J’aimais la noirceur mais aussi les belles choses, les choses raffinées, et en même temps un peu bizarres.

Quand j’avais 5 ans mon père m’a emmené visiter Notre-Dame de Paris, une cathédrale gothique. (Peu de temps avant il m’avait emmené voir Le Bossu de Notre-Dame de Disney au Grand Rex.) J’avais été frappée par la grandeur et l’atmosphère à l’intérieur du monument. Mon père me racontait que des gens se suicidaient en se jetant de la cathédrale, que c’était devant elle qu’on avait brûlé les sorcières et dans la Seine qu’on pratiquait l’ordalie par l’eau froide (aqua frigida). J’en ai fait des cauchemars. D’ailleurs certains mauvais rêves de mon enfance restent gravés dans ma boîte crânienne.

Enfant, j’ai cauchemardé de gens qui se suicidaient du haut de Notre-Dame, de femmes brûlées devant, d’autres noyées dans la Seine. J’ai cauchemardé du Styx, de camarades de maternelle exécutes dans la cour récré, de la mort de ma mère, de mes parents et de mon petit frère, de toute ma famille, grands-parents inclus, dans un accident de voiture. Voiture qui avait explosé et brûlé.

J’ai découvert le groupe Indochine à 10 ans. Un univers s’est alors ouvert à moi, tant au niveau musical, que littéraire et même pictural. Écouter Indochine c’est comme tirer un fil noir de la culture, et tomber sur des personnages, des inspirations, à mesure qu’on déroule le fil. Ainsi j’ai croisé Mylène Farmer, Marilyn Manson, Placebo, The Cure, David Bowie mais aussi Jules Barbey d’Aurevilly, Marguerite Duras, et bien sûr, Edgar Allan Poe et Charles Baudelaire.

the moon on the hill

Quand on parle du mouvement gothique, il est impossible et inconcevable de faire abstraction de la plus célèbre des oeuvres de Baudelaire, Les Fleurs du Mal. Je l’ai lu pour la première fois vers 12/13 ans. Je traversais alors une des pires périodes de ma vie, et la musique, les livres et bientôt l’écriture, étaient mes seules guides et remèdes. J’y trouvais du réconfort, de la consolation. Les livres et les chansons posaient des mots sur mes sentiments. Les artistes me comprenaient.

J’étais au collège quand j’ai connu mes premiers émois culturels (et sentimentales). Je n’avais aucune confiance en moi. Je ne savais pas à quoi ça consistait ni à quoi ça ressemblait. Mes seul-e-s modèles étaient les personnages de Tim Burton et les gens dont j’écoutais la musique et lisais les livres.
Dans mon établissement il y avait une fille âgée de 2 ans de plus que moi. Elle avait les cheveux noirs et une mèche verte émeraude. Elle s’habillait tout en noir. Et elle portait un sac sur lequel elle avait écrit au blanco les groupes de musique qu’elle aimait. Parmi eux je pouvais lire Indochine, Placebo, The Cure, Marilyn Manson, et bien d’autres que je ne connaissais pas encore.

Je voyais bien que son look lui attirait au mieux des regards insistants et méprisants, au pire des insultes et des menaces. Je me sentais proche d’elle. Je savais qu’elle était « gothique ». Je savais ce que ça signifiait dans les grandes lignes. S’habiller en noir, lire Baudelaire, se promener dans les cimetières, aimer les films de Tim Burton et le cinéma expressionniste allemand. Bref tout ce qui me faisait vibrer.

J’ai essayé d’assumer mon style et ma personnalité mais je n’avais pas assez confiance en moi pour supporter les railleries qui se sont vite transformées en harcèlement. Vers 16 ans j’ai délaissé le noir, les squelettes, les cathédrales, les sons new wave, la poésie macabre.

Pendant plus de 10 ans j’ai tourné le dos sans le savoir à ce que j’étais vraiment pour explorer d’autres univers. J’écoutais toujours Indochine et Placebo mais aussi du reggae, du rap français et américain, de l’électro et les grands noms de la chanson française ; Brassens, Brel, Ferré, Piaf, Gréco, Vian, Barbara… Je me suis aussi intéressée à la country, au blues, au jazz, au disco, au funk.

Du côté littéraire, j’ai lu tout ce que je pouvais, tout ce qui me touchait; Asimov, Huxley, Orwell, Hemingway, Salinger, London, Kerouac, Burroughs, Ginsberg, Bukowski, Whithman, Miller, Thoreau, Emerson, Faulkner, McCullers, et celui qui reste mon maître, Hunter S. Thompson. Outre la littérature nord américaine, je me suis prise de passion pour les écrits de Dante Alighieri et la philosophie ; principalement celle de l’Antiquité, mais également celle de Spinoza, Schopenhauer, Nietzsche, sans oublier celle de Cioran. J’ai aussi lu pas mal de romans à propos de sorcière, et quantité de mangas, à commencer par ceux d’Ai Yazawa (Nana, Paradise Kiss, Gokinjo…), et de CLAMP  (Card Captor Sakura, Chobits, Tsubasa, xxxHOLiC…).

Vers mes 20 ans je suis tombée dans le bouddhisme et le féminisme, un peu comme Alice arrive au pays des merveilles, en suivant un lapin blanc. J’y ai trouvé des armes, des allié-e-s, des réponses aux questions que je me posais depuis que j’étais gamine. Des souvenirs, des traumatismes sont remontés et j’ai alors dû faire face à mes démons et aux fantômes du passé. Jusqu’à mes 27 ans j’ai expérimenté la souffrance mentale, la culpabilité, l’angoisse, la paranoïa, les envies suicidaires. J’ai connu les cabinets médicaux, les urgences, l’hôpital psychiatrique. C’est là, privée de libertés fondamentales, que j’ai commencé à renouer avec mes inspirations premières et avec moi-même, notamment en repensant à Gérard de Nerval et Antonin Artaud.

C’est à l’été de mes 26 ans que le déclic que j’attendais tant s’est produit. Tout doucement j’ai commencé à réunir toutes mes influences et mes inspirations. J’ai constaté que tout ce qui me plaisait était teinté de noir, de macabre, de romantisme, de mysticisme. J’avais beau essayé de m’en éloigner, je finissais toujours par revenir à cette esthétique sombre et poétique.

J’admettais mon goût pour le mouvement goth cependant je n’arrivais toujours pas à l’assumer. J’avais encore peur du regard et du jugement des autres, ne me sentais pas encore assez à l’aise dans mes Doc Martens. Mon look restait simple bien que de plus en plus sombre. L’eye-liner, le mascara et le rouge à lèvres sombre, toujours rangés. Et puis mon chat est mort. Ce décès aussi violent qu’injuste a été LE déclencheur, il faut bien l’avouer.

Bien des fois j’ai pensé à la mort, la mienne surtout. Je l’ai aussi plusieurs fois frôlé. Là elle se tenait en face de moi. Et je ne pouvais que m’incliner et pleurer bruyamment pendant que mon bébé chat rendait son dernier souffle dans mes bras. Trois jours après le drame, j’ai compris que j’avais deux options. Accepter la mort ou lutter contre elle. J’ai choisi la première et depuis j’ai décidé d’apprivoiser la grande faucheuse, la vie, le cycle des saisons, les forces naturelles et cosmiques. Ce choix fait, j’étais contacté pour passer un entretien. Une semaine plus tard j’occupais le poste de vendeuse livres/libraire pour une grande chaîne de magasins spécialisés dans la vente de produits culturels et électroniques. Il ne m’en fallait pas plus pour développer ma spiritualité et mes croyances.

J’avais renoué avec la sorcellerie, l’occulte, le paganisme peu de temps avant la mort de mon chat. J’y avais trouvé de l’inspiration, de la force, du réconfort. Quand mon petit compagnon est décédé, j’ai plongé tête la première dans diverses spiritualités. J’ai relu des écrits bouddhistes et taoïstes. J’ai repris les deux encyclopédies (celle des fées et celle des lutins) de Pierre Dubois. J’ai acheté le livre de Jack Parker, Witch please !, cherché des recettes de soins naturels, regardé des vidéos de Vénus XIII et de Catharsis (oui la première a plus de 30 ans, la deuxième n’a même pas 20 ans). J’ai mixé tout ça avec les grandes lignes du mouvement gothique et voilà !

Toutes les personnes gothiques ne donnent pas forcément dans la sorcellerie, l’occulte, le mystique, la magie, mais c’est mon cas. J’associe intimement le fait d’être goth à mes activités et croyances. Je les associe car ces deux choses sont comme ancrées en moi depuis le début. Elles forment ma nature profonde, celle qui m’est restée longtemps inaccessible en raison de nombreux traumatismes. Or après le dernier en date (la mort de mon chat), ces deux choses m’ont pété à la gueule. Elles se sont limite imposées à moi. Pour une fois je n’ai pas cherché à comprendre. J’ai laissé venir sans analyser, décortiquer, savoir pourquoi, comment. Tout ce que je savais c’est que je me sentais bien habillée tout de noir, avec du maquillage noir sur les yeux et les lèvres.

Au fur et à mesure j’ai commencé à oublier le regard des autres. Tout ce qui m’importait c’était que je me sentais enfin à l’aise, bien, en harmonie avec moi-même, mon passé, mes influences, mes projets… Le goth, la sorcellerie, l’occulte, le paganisme, les diverses spiritualités, les mythes, contes et légendes, pour moi tout ça ne forme pas seulement un style vestimentaire, mais de vie, une vision du monde, de l’univers, une philosophie, un art de vivre.

J’aurais encore beaucoup de choses à raconter mais je vais conclure ici, histoire d’en garder un peu et de ne pas trop me disperser. Ce billet est comme une sorte d’introduction, une présentation des grandes lignes qui tracent le contour de ma personnalité, de mes intérêts, de mon parcours et des liens que j’entretiens avec le mouvement goth, la culture, la spiritualité.

Je vous laisse avec cette émission de BiTS, excellent magazine d’Arte, et un reportage à voir (enfin plutôt à écouter car l’image est très mauvaise), en plusieurs parties sur Youtube.

Partie I
Partie II
Partie III
Partie IV
Partie V
Partie VI
Conclusion

Nouvelle aube

Par où commencer… Vous souhaiter une bonne année ? Très peu pour moi. Aux conventions de l’hypocrisie sociale je préfère ma langue brute et mes mots sincères.

Shiny things, candles, cats

Autel d’hiver

Après tout ce temps, je ne peux pas revenir ici avec un article sur ma routine cosmétique ou des soins au naturel. Non, et puis j’ai envie de vous écrire un bel article, intime et personnel. La blessure faite à la mort de Lewis ne cicatrise pas. Elle reste ouverte malgré les efforts et la douceur que je déploie pour la soigner. La souffrance demeure. La plaie saigne. Et ma peine est immense.

Le seul animal que je peux maintenant supporter et aimer c’est une petite chatte née au Burkina Faso. C’est Asha, la petite chatte de mon compagnon. Elle était déjà là alors que je traversais les enfers. Elle était là quand j’hésitais à rejoindre le ciel. Elle était déjà là pour me rappeler que j’étais aimée, et que je devais rester (en vie).
Quand je plonge mon regard dans celui d’Asha je sens que Lewis y est entré. Il lui a donné de la force, il la protège, elle aussi comme il protège tous les êtres que j’aime. Je crois en sa force, en celle de la nature, du cosmos et de mes ancêtres.

En fin de compte j’ai à présent pas mal de piliers pour m’aider à tenir. Ma confiance en moi, mon compagnon, sa petite chatte, ma spiritualité, mais aussi et surtout mon job actuel.

Entrée début novembre comme renfort Noël, je suis prolongée jusqu’à février. Mes collègues qui sont tous très gentils avec moi, sont presque sûrs que je vais être prise en CDI. Moi je prie pour qu’ils aient raison tout en me forçant à ne pas me faire trop d’espoir. Je connais trop bien le goût amer de la désillusion. En attendant je passe de très bonnes journées au magasin. J’apprends, je m’adapte, je rigole, je m’amuse bien.

En dehors de mon boulot, j’essaye de sortir un maximum, de voir mes potes de toujours, de rendre visite aux quelques membres de ma famille. Je créée aussi.

Ces derniers temps j’ai délaissé l’écriture pour me concentrer sur l’oeuvre que je veux exposer au salon des artistes de ma ville ; j’y ai déjà participé deux fois. Ce salon gratuit qui se tient chaque année réunit des peintres, des sculpteurs/trices autour de deux thèmes. Les oeuvres restent ensuite exposées pendant une semaine. Cette année les thèmes sont : rêve(s) et matériau(x). J’ai décidé de mixer les deux et de titrer de mon oeuvre « Material dream ». Il représente une fille qui rêve dans son lit, la couverture remontée jusqu’à sa bouche.

Je suis très contente de me remettre à créer autrement qu’avec les mots. Le décès de Lewis m’avait violemment stoppé dans mon élan, à mon grand regret. Pour cette nouvelle année je reprends mes ciseaux, ma colle, mes crayons, mes feutres et je me mets même à l’aquarelle !

Comme j’ai pu le dire dans mes stories sur Instagram, je n’ai jamais pris de résolution. Et ce n’est pas en 2020 que ça va changer. En revanche, pour cette année j’ai un tas de projets et d’envies.

D’abord dans les grandes lignes, il y a toujours l’idée de signer un foutu CDI, pour pouvoir espérer décrocher un logement. Et pour mettre toutes les chances de mon/notre côté, pourquoi pas emménager avec mon meilleur ami, l’ami Pierrot.

Viennent ensuite les envies de voyage. Aller dire bonjour à une amie d’enfance à Berlin, retourner à Londres, à Venise, Florence, à Séville, à Prague, à Dam. Découvrir enfin Dublin et Edimbourg. Traîner à Bruxelles… ça c’est pour l’Europe. Concernant la France, j’ai envie de sillonner l’ouest de mon pays. La Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, la Nouvelle Aquitaine.

Puis il y a les petits projets : aller à Disneyland avec mon compagnon, à Astérix avec les ti potes, faire plus de concerts, retourner au festival médiéval de Provins…

2020 est là et s’annonce encore plus sexy et magique que jamais ✨

Le temps du bilan

J’avais envie de faire un peu le bilan de cette année 2019 qui se finit doucement.
Pour une fois que j’ai un peu de temps et de force… En plus il fait beau.
J’ai roulé un joint, mis de la musique posée en fond, me suis servie un grand verre de jus de pomme Franprix et me voilà.
Pour moi, 2019 a été plus sombre que 2018. Si l’année dernière a été l’année de la renaissance, celle qui s’achève a été celles des mises à l’épreuve et des premières fois.

En mars je suis partie pour la première fois en voyage avec ma plus ancienne amie (une semaine à Fuerteventura). D’avril à fin juillet j’ai tenté de faire une reconversion professionnelle pour devenir fleuriste ; un échec. J’ai ensuite passé de nombreux entretiens pour des enseignes plus ou moins connues afin d’être embauchée comme vendeuse dans les domaines culture/loisirs créatifs/décoration.
En septembre j’ai travaillé quelques jours dans un magasin du Marais à Paris. J’y ai rencontré ma grande soeur spirituelle. Et puis fin octobre j’ai rencontré la mort. Pas n’importe laquelle. Celle qui surprends violemment, l’horrible, la cruelle, qui frappe sans prévenir, injuste et terrible. J’étais en deuil depuis moins d’une semaine quand on m’a appelé pour me proposer d’être renfort Noël dans un grand magasin spécialisé dans la culture. Depuis que j’ai commencé à y bosser, je me voue corps et âme à mon taf. C’est ma nouvelle maison et mes collègues sont ma nouvelles famille.

Au cours de cette année beaucoup de choses ont changé rapidement. Je me suis éloignée de certaines personnes toxiques et me suis rapprochée de gens bienveillants. J’ai appris à déconnecter et à relativiser. L’amour entre mon coéquipier et moi s’est renforcé malgré les doutes, la souffrance et le stress. Ma confiance en moi et en la vie n’ont fait que grandir. J’assume plus que jamais mon style ; dark, goth, androgyne. J’ai aussi totalement renoué avec mes premiers amours : la nature, le spirituel, la sorcellerie. Je sais que la mort de mon petit chat a brutalement réveillé mon côté mystique, et que c’est en grande partie ce qui me permet de tenir.

En vrai, j’ai hâte de voir ce que 2020 me réserve… Et vous ?

La tueuse de chats

Lewis était un chat qui aimait sortir. Le soir après avoir mangé, il miaulait devant la porte de l’appartement, sautait à la poignée. Quand je lui mettais son harnais il se calmait un peu et commençait à ronronner. Chaque soir il attendait avec impatience de sortir avec moi dans le quartier. 

Le soir du vendredi 25 octobre 2019 j’avais la flemme de sortir mais faire plaisir à mon chat a été plus fort, comme souvent si ce n’est toujours. Et parfois je me dis que c’est ce qui a provoqué sa perte.

Vendredi soir, il était 21h, je promenais mon chat comme tous les soirs (si possible). Il venait de s’exercer à l’escalade sur un arbre quand deux gros chiens sont arrivés en courant. Ils se sont brusquement arrêtés. Nous ont fixé mon chat et moi. Figés d’effroi. J’ai fait ce que j’ai pu pour garder mon chat près de moi. Mais les chiens se sont jetés sur lui. ILS ME L’ONT ARRACHÉ DES BRAS. Je me suis jeté sur un des deux. J’ai été traîné au sol. Pendant tout ce temps je hurlais. La propriétaire des chiens ? Une misérable femme incapable de gérer ses molosses, une irresponsable promenant SANS LAISSE des chiens qui ont DÉJA TUÉ.

Mon chat est mort dans mes bras, peu de temps après que l’incapable me l’ait ramené tout en m’inondant de paroles aussi insensées que déplacées.

« JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE JE NE SUIS PAS UNE MAUVAISE PERSONNE VOUS SAVEZ JE PEUX VOUS LE REMPLACER VOTRE CHAT DITES MOI CE QUE JE PEUX FAIRE POUR VOUS… UN DES MES CHIENS EST PARTI JE DOIS ALLER LE CHERCHER DITES MOI CE QUE JE PEUX FAIRE POUR VOUS JE VOUS DONNE MON NUMÉRO DE TEL MAIS JE DOIS VRAIMENT ALLER CHERCHER MON CHIEN… »

Hein connasse, tu te souviens de tes mots aussi répugnants que toi et tes molosses ? Parce que moi je m’en souviens, comme je me souviens très précisément de ton sale visage, de tes cheveux, de tes yeux sans âme, et surtout je me souviens de tout le mal que tu as (déjà) fait. Tu es tombée sur la mauvaise personne. J’ai déjà trop souffert pour ne pas réagir quand les horreurs dans ton genre me prennent ce que j’ai de plus précieux. J’utiliserai tous les moyens légaux qui sont à ma disposition pour te faire ramper de douleur.

Ce n’était pas qu’un chat. C’était Lewis. Il n’avait même pas deux ans…

Je suis dépressive et atteinte d’anxiété généralisée. Lewis contribuait énormément à mon équilibre mentale, psychologique, psychique. Il était pour moi le symbole d’une vie nouvelle, plus libre et plus belle. Et des chiens mal dressés l’ont tué. J‘ai mal aux tripes comme si c’était les miennes que ces molosses avaient arraché. Je suis traumatisée à vie. Je ne peux plus voir un chien, l’entendre aboyer sans avoir une crise panique.

Je suis en colère, j’ai la haine, la rage mais je sais me tenir contrairement à vous et vos chiens. Certains auraient utilisé les armes. Mes armes ce sont les mots. Ce texte ne sera peut-être pas lu par beaucoup de personnes, peut-être même que la première concernée de le verra jamais. Mais au moins il m’aura permis de me défouler, de rendre hommage et de prévenir.

C’est la deuxième fois que les chiens de cette femme tuent un chat en compagnie d’un être humain. La prochaine fois ce sera quoi ? Encore un autre chat ? Un chien plus petit ? Un jeune enfant ? Nous n’en savons rien. En revanche ce que moi je sais, tout comme la police (municipale et nationale), c’est que ce n’est pas normal. C’est effrayant et dangereux.

Ma douleur est immense. Aussi grande que les plaies laissées par ces molosses sur le corps de mon chat. Rien ne le ramènera. Rien ni personne ne le remplacera.

Aux propriétaires de chat(s), faîtes attention, le quartier n’est pas sûr pour les félidés.

Quant à cette femme stupide qui a causé la mort de mon plus fidèle compagnon… Je vais prendre le temps de faire les choses proprement et correctement. Je hais la vengeance mais je crois plus que quiconque en la justice. La vie saura se charger de cet infâme être humain.

Voyager c’est polluer

J’adore voyager, prendre l’avion, pourtant depuis quelques années cela m’attire de moins en moins voire carrément plus. J’adore voyager mais j’adore encore plus la nature, les océans, cette planète, et voyager à outrance détruit ces merveilles. Or la beauté de notre planète est une des choses qui m’a le plus aidé lorsque j’étais au plus mal. Quand je ne voyais plus rien qui valait la peine de vivre autour de moi, les récifs, les plages, les dunes, les forêts, les jungles, les montagnes, la faune et la flore m’ont évité de me foutre en l’air en m’en foutant plein les mirettes.

C’est vraiment en voyant les dégâts occasionnés par la plongée sous-marine que cette réflexion à propos du voyage et du tourisme a commencé à germer. J’ai été profondément touchée par la dégradation des récifs, et dégoûtée de mon égoïsme comme de celui de mes semblables. Si nous sommes vraiment passionnés, fascinés, intéressés par les milieux marins, nous devons mettre de côté nos petits plaisirs personnels.
A force de vouloir nous émerveiller, nous allons détruire ce qui nous émerveille. C’est dur, ça fait mal à l’égo, au coeur, mais perso, voir les coraux blanchir me fait encore plus souffrir.

Le voyage est un mirage

L’avion, la voiture, le bateau, même le train, bousillent l’environnement à cause de la pollution qu’ils rejettent, des infrastructures à construire pour qu’ils puissent circuler. Ils font le bonheur des sociétés pétrolières, autoroutières appartenant à des milliardaires. A côté, combien d’enfants n’ont jamais vu la mer ? Car voyager reste un luxe réservé aux privilégiés, accessible à force de sacrifices comme économiser pendant un an voire plusieurs années. Tout ça pour 2 semaines au soleil, un peu d’exotisme et de tranquillité. Quand les habitants galèrent à bouffer.

Le voyage est un mirage. Une illusion de liberté. L’idée de débarquer dans des anciennes colonies pour visiter, m’émerveiller, me relaxer me met mal à l’aise. Je ne peux m’empêcher de sentir un parfum de colonialisme dans l’air. Je suis la blanche occidentale qui vient réaliser son plaisir égocentrique, qui squatte les pays 2 semaines, avant de repartir de là où elle vient.
Durant mes périples, je serais passé dans des lieux naturels que j’aurais fragilisé en le foulant, j’aurais plongé dans un écosystème sensible qui n’a pas besoin de moi pour vivre, j’aurais profité d’un pays plus pauvre à cause de ce que mon pays et ses alliés ont fait dans le passé.

Voyager, mais à quel prix ?

Fin août 2015, à 23 ans je suis allée en Crète pour la 3e fois. Je n’y été pas retournée depuis mes 13 ans. Je me souvenais d’un mer encore propre. Lors de ma première baignade je n’ai pas pu nager sans rencontrer des sacs plastiques, des emballages de toutes sortes. Les jours suivants je ne me suis pas baignée. J’ai juste trempée mes pieds. Là encore, j’ai vu des déchets s’échouer près de moi pendant que des enfants et des vieux jouaient dans les vagues.
J’étais triste et en rage. Mais j’étais restée en Europe, j’avais dormi chez l’habitant, rencontré des gens, discuté avec eux de l’état du pays, de ce qu’ils pensaient du tourisme, des Français, cela équilibrait la donne.

Je ne tiens plus à parcourir le monde à tout prix, en tout cas, pas au prix de l’environnement et de la population du pays visité. Je préfère regarder un documentaire, aller sur Google Earth plutôt que de défoncer la planète, arriver en colon, alimenter les grands groupes et lobbies.
Je continuerai de voyager mais je ne suis plus attirée par les longs courriers. J’ai envie d’un « tourisme » local, éco-responsable, engagé, conscient, politisé. En même je ne peux en vouloir aux gens qui ont économisé, qui se sont serrés la ceinture, souvent toute l’année, pour partir quelques jours, quelques semaines, loin de leur quotidien. Néanmoins je pense qu’il est possible de trouver un juste milieu.

Prise de conscience, efforts et alternatives

Les multinationales, les business men, les stars, les politiques sont bien sûr les premiers pollueurs avec leurs allers-retours en jet privé, les transports incessants et toujours plus importants de marchandises. Mais nous ne sommes pas obligés de prendre exemple sur eux et encore moins d’attendre qu’ils se bougent pour essayer, à notre échelle, de faire évoluer la situation, ou au moins de ne pas l’empirer.
Interdire aux gens de voyager serait ridicule et inutile. En revanche on peut réfléchir à notre façon de voyager. On peut se demander comment on peut allier voyage et écologie, et tenter de trouver des alternatives. Par exemple, préférer le train à l’avion quand c’est possible, choisir de voyager en France et en Europe plutôt qu’à l’autre bout du monde, partir moins pour partir mieux, opter pour des séjours chez l’habitant plutôt que dans des grandes chaînes d’hôtel.

Oui, si vous souhaitez continuer à être émerveillé-e-s par notre belle planète, ou tout simplement à vivre décemment, en harmonie avec la nature et les autres, va falloir mettre votre confort personnel de côté. Va falloir arrêter d’attendre que les autres fassent le boulot, de rejeter la faute sur autrui et de se plaindre pour des conneries du genre « ouin maintenant faut que je mette un pull au lieu d’utiliser le chauffage. »
Il est grand temps de se bouger pour préserver la Terre. C’est notre unique maison. Les astronautes et astrophysiciens vous le diront, il n’y a pas de planète comme la nôtre à moins de plusieurs années lumière. Si la Terre crame nous n’aurons pas de seconde chance.

Folklore, précarité et sons de la nature

J’avais pensé faire un article sur mes coups de coeur et kiffs de l’été mais je n’ai trouvé ni la force ni l’envie… Pourtant je tenais à créer une nouvelle catégorie d’articles pour partager mes dernières découvertes. Du coup j’ai décidé de lister ce que j’avais récemment vu, écouté et apprécié en ce début d’automne. Préparez le plaid et les boissons chaudes, c’est parti pour un tour de mes kiffs du moment !

Séries

  • J’ai découvert Carnival Row par hasard. Je traînais sur Amazon Prime Video avec my fellow depuis plusieurs jours quand nous sommes tombé-e-s sur cette pépite sortie de je ne sais quel tombeau. Habile mélange de dark fantasy et de steampunk, Carnival Row se déroule dans une ville qui ressemble furieusement à Londres au XIXe siècle. Voilà pour le décor, maintenant ajoutez-y des fées, des centaures, des faunes, des sorcières et vous obtenez une intrigue policière et politique sur fond de problématiques raciales.
    Dans Carnival Row, on découvre qu’Orlando Bloom et Cara Delevingne peuvent être ultra badass et jouer super bien. Evidemment il y a aussi pas mal d’histoires amoureuses (souvent compliquées pas exclusivement hétéros), et beaucoup voire autant de personnages féminins, noir-e-s.

carnival row openning gif tumblr

  • Autre excellente série testée et approuvée : Top Boy. C’est vraiment mon nouveau coup de coeur Netflix. Réalisée par des Anglais, Top Boy raconte l’histoire de deux gangs de drogues londoniens. On suit le parcours de chaque personnage ; les chefs, ceux qui veulent l’être, les vendeurs, les fournisseurs, leur famille, leurs amis, leurs amours. Peu à peu tous se croisent, se lient, se confrontent, pour le meilleur et pour le pire.
    Top Boy est une série dure et intelligente, superbement écrite, qui se sert du vécu de ses personnages pour évoquer les problématiques sociales (l’immigration, le racisme, la pauvreté) qui les amènent à faire ce qu’ils font. Moi qui suis plutôt mauvais public je me suis retrouvée à rire, pleurer, pousser des « ouh putain ça va être la merde ! » Bref regardez Top Boy.
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Sully & Dushane. TOP BOY (2011)

  • Si vous aimez l’univers des contes de fées et de Matt Groening (le créateur des Simpsons), vous serez content-e-s d’apprendre que Désenchantée Partie 2 est disponible sur Netflix. Les trois personnages principaux (un gentil elfe à l’ouest, une princesse portée sur l’alcool et un petit démon), sont de retour pour de nouvelles aventures. Au programme : des attaques de pirates, une descente aux enfers et bien sûr, des combats épiques.
    Désenchantée est aussi drôle que bienveillante. Les personnages tordent le cou aux clichés et aux gags oppressifs, discriminatoires en retournant l’univers des contes de fées. Avec cette série d’animation, Matt Groening nous prouve encore une fois qu’il est possible de rire aux larmes sans dénigrer une catégorie de personnes.
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Elfo, Bean & Luci. Désenchantée (début de la série en 2018)

Blogs

Musique/Youtube

  • Miracle Forest est une chaîne Youtube qui mêle sons d’ambiance et décors enchanteurs pour vous plonger dans une atmosphère paisible et merveilleuse. Chaque vidéo dure 1h et correspond à un thème ; Parc d’attraction abandonné, laboratoire de savant fou, village elfique, temple sous-marin, salon de thé féerique, nuit dans les bois… Vraiment top pour écrire ou se détendre.
  • On reste dans les sons et l’imaginaire avec Goodnight Moon, une chaîne ASMR pas comme les autres. Ici pas de jeux de rôle coiffure, soins beauté, massages crâniens, Goodnight Moon vous propose de rencontrer sirène, fabriquer des potions avec une sorcière, prendre le thé dans une mercerie, discuter avec la tenancière d’une herboristerie, d’une taverne… C’est beau, c’est doux et ça fait du bien.
  • Cafe Music BGM Channel, la radio/chaîne Youtube que j’écoute presque tous les matins depuis bientôt un an. Du jazz posé, un peu de bossa nova, pas mal de piano et de guitare. Bref, une chaîne idéale pour se réveiller en douceur en buvant un bon café bien sûr !
  • J’écoutais Fip radio quand j’ai ré entendu Nouveau western d’MC Solaar. Voilà des années que je n’avais pas entendu la voix de ce cher Claude. Depuis ses albums tournent en boucle. Je suis assez fan des gens qui font claquer la langue françaises, qui jouent avec les mots et les sonorités. Dans ce domaine j’avoue que pour moi Solaar reste le roi.

Jeux vidéo

  • Hollow Knight est un jeu vidéo indépendant développé et édité par Team Cherry. C’est le premier jeu que ce petit studio australien arrive à commercialiser. Et c’est une sacrée réussite ! Sorti en 2017 sur PC, MAC, Linux puis en 2018 sur Nitendo Switch, Playstation 4 et Xbox One, Hollow Knight est un jeu d’action-aventure et de plate-forme. Vous incarnez un chevalier insectoïde qui explore le royaume d’Hallownest. Sur votre route, vous devrez éradiquer l’entité maléfique qui a été enfermée au coeur du royaume il y a fort longtemps.
    Poétique et mélancolique, Hollow Knight fait penser aux créations de Tim Burton. Outre l’aventure et l’exploration, le jeu met en scène une certaine cruauté du monde à travers les personnages que le héros/joueur rencontre. Pour cette raison et parce que certaines zones sont vraiment très difficiles, il vous sera peut-être nécessaire de faire des pauses, prendre affectivement de la distance en coupant la bande-son, s’éloigner physiquement de l’écran, étudier et lister les mouvements répétitifs de chaque boss, ou encore passer momentanément à autre chose et explorer une partie différente du jeu.
  • Par où commencer… Comme beaucoup je crois que c’est mon nouveau jeu préféré, mon coup de coeur ultime niveau pixels : The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Véritable bijou de graphisme et d’ingéniosité en matière de gameplay, ce 18e opus de la franchise The Legend of Zelda nous propose d’explorer un monde ouvert démesuré et d’expérimenter de nouvelles mécaniques de gameplay ; jauge d’endurance, interactions diverses avec l’environnement, les objets, les personnages rencontrés. Attention, on ne voit pas les heures passer !
    Acclamé par la critique dès sa sortie en mars 2017, Zelda: Breath of the Wild a reçu de nombreux prix dont le prix du jeu de l’année aux Game Awards 2017. Le jeu développé par la division Nintendo EPD s’est déjà vendu a plus de 13 millions d’exemplaires. Fait assez important pour être souligné : Breath of the Wild est régulièrement salué pour avoir transformé le statut de la princesse Zelda, la faisant passer de « demoiselle en détresse » à personnage à part entière.