Morte pour renaître

Tomboy – Indochine

 

 

Le renouveau a frappé à ma porte en avril.
Il est temps de prendre ma vie en main et de parcourir d’autres chemins.
Pendant des années j’ai erré dans le néant, ballottée par des vents contraires.
Je me suis noyée un soir de juillet.
Je suis morte pour renaître adolescente et maintenant plus jamais je ne grandirai.
J’étais plus aigrie à 10 ans qu’aujourd’hui.
Mes proches me surnomment Benjamin Button.
Je sais ce que je veux, ce que je vaux.
Tout a changé et c’est pour cette raison que j’ai pris la décision de faire une reconversion professionnelle.

Je veux devenir fleuriste. Je suis prête à travailler jusqu’à ma mort si je peux m’occuper des fleurs et composer des bouquets.
Je suis en pleines démarches pour faire un CAP d’un an en alternance.
Je replonge dans mon passé, retourne les archives de mon parcours pour monter mon dossier d’inscription.
Je transforme mon CV.
Je cours après les patrons.
J’essaye de ne pas trop flipper.
Et une fois encore je ne trouve plus le temps et l’envie d’alimenter ce blog…
C’est décidé. Je vais mettre les articles sur Organisme Fragile et supprimer Matins Roses.
Si j’atteint mes objectifs (signer un contrat d’apprentissage et intégrer le centre de formation de mon choix, et que je trouve le temps peut-être que j’ouvrirai un énième blog, un consacré aux fleurs.
En attendant vous pouvez me suivre dans mon quotidien sur Twitter et Instagram.

Au revoir et merci !

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Pastorale

Le printemps a fait son entrée. D’abord avec les crocus jaunes et violets puis avec les fleurs de cerisiers.
Le soleil est plus présent mais il fait encore frais. « En avril ne te découvre pas d’un fil… »
Dans les sapins des pies ont fait leurs nid. Un gros cordeau semble ne pas apprécier cette proximité et vient souvent les déranger.

Le printemps a fait son entrée et apporté avec lui un parfum de neuf et d’ancien.

Retourner sur les ruines de son passé pour pouvoir continuer à avancer.
Se faire violence pour ne plus jalouser et envier autrui.
Ne plus avoir besoin de dénigrer les gens pour se rassurer et sentir moins mal.
Regarder en arrière uniquement pour constater le chemin parcouru.
Ne pas s’accrocher au temps et à l’argent (perçus comme perdus).
Observer la nature et s’en inspirer.
Se souvenir des mots de Françoise Sagan : « Il est plus urgent de vivre que de compter. »
Dépasser les peurs, les traumatismes, le regard des autres et la pression sociétale.
Entourer son existence de poésie.
Faire la paix avec ses fantômes et ses démons.
Faire la paix avec soi-même.
Tâches ardues mais nécessaires pour un futur plus doux.

Dans les oreilles #4

En mars j’ai regardé la série Netflix The Umbrella Academy, adaptée du comics crée par Gabriel Bà et Gerard Way (My Chemical Romance, coucou mon moi adolescent). J’ai beaucoup aimé, en grande partie parce que la bande son est géniale et qu’elle colle à chaque fois avec la scène qu’elle accompagne. Oui, la musique dans les films et séries c’est très important pour moi. Du coup la première moitié du mois a été rythmée par la soundtrack de The Umbrella Academy. Et je crois que cette série a influencé toute la playlist du mois.

Avec l’arrivée du printemps et ce périple au soleil avec ma plus ancienne amie, d’anciennes sensations sont revenues. Des notes aux couleurs pastel, des vapeurs de romances adolescentes, des fragrances florales et fruitées… Un peu comme dans un film de Sofia Coppola.

 

Noel Gallagher – « High Flying Bird »

Top Loader – « Dancing in the Moonlight »

Tiffany – « I Think We’re Alone Now »

Angèle – « Balance ton quoi »

Santa Esmeralda – « Don’t Let Me Be Misunderstood »

Vendredi sur Mer – « La femme à la peau bleue »

Requin Chagrin – « Sémaphore »

Videoclub – « Roi »

Lana Del Rey – « Yes To Heaven »

Lord Huron – « The Night We Met »

 

Sur le départ

L’intégral de Pink Floyd comme fond sonore.
Le ciel oscille entre un monochrome de gris et un blanc lumineux.
En peignoir, un joint fumant entre les doigts et une bière Super Bock bien fraîche à côté de moi, je regarde les avions passer dans le ciel.
Dans moins de 24h ce sera à mon tour de grimper dans un zingue et de fendre les nuages.
Presque 3 ans que ce n’était pas arrivé. Pour certain-e-s ce n’est rien. Pour moi c’est une éternité. Presque 3 ans sans partir, sans prendre un avion ou un train, sans dépasser les frontières. La dernière fois c’était Venise. Il devait y avoir Amsterdam mais finalement ce fut l’hôpital psy…
Il a fallut retrouver goût à la vie, et remplir le compte en banque aussi. C’est chose faite et pour fêter ça rien ne vaut un séjour d’une semaine au soleil à 4h d’avion de Paris.

Voyance

Qu’importe l’image renvoyée par les photos et les miroirs. L’apparence, le physique et la face ne font plus horreur. Peut-être parce que justement, qu’importe le reflet, le cliché, il n’y a ni beauté, ni laideur, ni entre deux. Il y a juste soi. Dans la glace ou l’objectif c’est la même image de soi que celle visualisées par l’esprit. Les deux perceptions ne divergent plus. L’attitude et l’âme concordent. La reconnaissance se fait naturellement, la confiance en soi grandit et l’amour de soi devient possible ; ce qui n’était pas le cas il y a un an.

Durant des années capturer et voir l’image de soi a été une torture. Les sens étaient assombris par la souffrance. Résultat : une vision brouillée, floutée, déformée et une incapacité totale à tracer les contours de son propre corps et de sa personnalité. Conséquences : une incompréhension profonde face aux personnes qui se connaissent elles-mêmes, ont un style bien défini et un univers personnel harmonieux, logique. Incompréhension qui se mute rapidement en jalousie dévorante puis en haine de soi menant à l’autodestruction.

Heureusement rien n’est figé. La vie, l’esprit, l’être humain ne sont que mouvements. Seul le changement est permanent. Il est toujours possible de s’améliorer, de devenir meilleur-e pour soi et pour autrui. Prendre le risque de s’ouvrir au monde, à l’inconnu est souvent le début de grandes choses. Même si la peur enserre la gorge et les viscères, il faut tenter, plonger, se lancer. Mais pour que ça se passe au mieux la décision doit venir de nous-mêmes. Bien sûr l’aide bienveillante est la bienvenue mais le gros du travail se fait avec soi-même.

 

Séries & animes

spike ed cowboy bebop

Pendant longtemps j’ai eu du mal à accrocher aux séries. Il faut dire qu’il y a 15 ans le choix était moins grand que celui d’aujourd’hui (coucou Netflix).

Parmi les premières séries que j’ai regardé il y Skins et Misfits. Aaah sacrée époque que celle où je téléchargeais des épisodes sur Megaupload via des liens de skyblogs de fans. En vrai j’étais surtout branchée animes et ne ratait jamais La Kaz. C’est avec cette émission de Canal + que j’ai fait la connaissance de GTO, FullMetal Alchemist, Monster, Samurai Champloo et Afro Samurai. C’est aussi mon premier « contact » avec le Japon et une partie de sa culture.

Depuis j’en ai visionné un peu beaucoup des séries et des animes mais comme j’ai une petite tête parfois j’oublie ce que j’ai vu… Donc je me suis dit que ce serait bien que je les liste histoire que je puisse les retrouver quand j’en ai envie. Et puis ça pourrait vous donner des idées si jamais vous ne savez pas quoi regarder. Evidemment ce sera complété et actualisé au fil de mes visionnages et découvertes.

 

Séries

Malcolm
Misfits
Utopia
Peaky Blinders
Walking Dead
Stranger Things
Black Mirror
Titans
Brooklyn 99
Les Nouvelles Aventures de Sabrina
The Umbrella Academy

 

Animes

GTO
FullMetal Alchemist
Cowboy Bebop
HunterxHunter
Attack on Titan
My Hero Academia
Soul Eater
Bleach
One Piece
Evangelion
Sailor Moon
Sakura Card Captor
Space Dandy
Black Lagoon
One Punch Man
The Heroic Legend of Arslan
Les Enfants de la Baleine

 

Dessins animés/Séries d’animation

Bob l’éponge
Adventure Time
The Simpson
Steven Universe
Avatar : le dernier maître de l’air
La Légende de Korra
Love, Death + Robots

Le bouddhisme

J’ai découvert le bouddhisme à 20 ans, quand j’en ai eu marre d’être constamment malheureuse. Ma mère lisait un bouquin d’initiation au bouddhisme. J’y ai jeté un oeil, puis deux, et ça m’a tout de suite parlé.

Pendant plusieurs années le bouddhisme m’a aidé dans mon rapport au monde, aux autres, à la vie, à la mort, à l’amour et à moi-même. Ma personnalité et mon attitude ont profondément était influencé par cette philosophie/spiritualité/religion.

Aujourd’hui j’apprécie toujours les grandes lignes du bouddhisme. Je suis moins « fan » qu’il y a quelques années. Ce n’est plus ma référence. Je ne suis pas bouddhiste.J’ai pris du recul, découvert d’autres spiritualités (le taoïsme, le zen…), et d’autres choses mais je trouve toujours que les bases du bouddhisme mènent à des réflexions intéressantes et peuvent aider à dénouer certains nœuds psychiques.

 

Quatrième religion dans le monde, le bouddhisme est l’enseignement des 4 nobles vérités :

– La vie n’est que souffrance et insatisfaction
– La souffrance et l’insatisfaction viennent des désirs et de l’attachement
– La fin de la souffrance et de l’insatisfaction est possible
– Trouver l’équilibre permet de vivre heureux

Les bouddhistes puisent la force dans les 3 joyaux :

– le dharma ; l’ensemble des enseignements de Bouddha, et l’essence de toute chose.
– le bouddha ; Siddhartha Gautama, le fondateur du bouddhisme.
– la sangha ; la communauté bouddhiste.

Le bouddhisme considère que l’existence humaine possède trois caractéristiques principales :

– l’Antman (l’impersonnalité) ; rien n’existe indépendamment en soi, chaque chose est reliée à d’autres et interagit avec elles.
– l’Anytia (l’impermanence) ; tout est mouvement, rien n’est sûr et définitif.
– le Dukkha (la souffrance), aucune chose, aucune personne ne peut nous satisfaire de manière absolue.

Ces trois caractéristiques sont intemporelles et universelles. Elles sont une vision directe de la réalité. Pour Bouddha, les principales souffrances de la vie humaine sont dues à un manque de clarté. Nous avons du mal à voir la réalité, ce qui fait que nous nous laissons avoir par des illusions. Ces dernières nous amènent à nous attacher aux choses et aux personnes, à les haïr, à en vouloir toujours plus.

Le bouddhisme a également relevé trois poisons pour l’esprit :

– Trsna : l’avidité
– Dvesa : la colère
– Moha : L’ignorance

Certaines écoles bouddhistes ajoutent aussi l’orgueil et la jalousie.

Le Samsara est le cycle des renaissances auquel l’humain est attaché temps qu’il ne s’est pas libéré des trois poisons.
Notre réincarnation dépend de notre karma (addition de nos actes passés), jusqu’à ce que nous brisons le cycle des renaissances grâce à l’enseignement des 4 vérités et en empruntant le noble chemin octuple. Ce dernier comprend la compréhension, la parole, l’action, le mode de vie, l’effort, l’attention et la concentration.
Enfin les bouddhistes doivent posséder les 4 incommensurables (qualités propres au bouddhisme et requises pour la pratique) :

– la bienveillance
– la compassion
– la joie
– l’équanimité (rester serein-e face à toutes situations, qu’elle soit triste ou heureuse).

 

Pour aller plus loin :

Centre bouddhiste Triratna de Paris
Union Bouddhiste de France
Le site web de Matthieu Ricard