Nouvelle aube

Par où commencer… Vous souhaitez une bonne année ? Très peu pour moi. Aux conventions de l’hypocrisie sociale je préfère ma langue brute et mes mots sincères.

Shiny things, candles, cats

Autel d’hiver

Après tout ce temps, je ne peux pas revenir ici avec un article sur ma routine cosmétique ou des soins au naturel. Non, et puis j’ai envie de vous écrire un bel article, intime et personnel. La blessure faite à la mort de Lewis ne cicatrise pas. Elle reste ouverte malgré les efforts et la douceur que je déploie pour la soigner. La souffrance demeure. La plaie saigne. Et ma peine est immense.
Le seul animal que je peux maintenant supporter et aimer c’est une petite chatte née au Burkina Faso. C’est Asha, la petite chatte de mon compagnon. Elle était déjà là alors que je traversais les enfers. Elle était là quand j’hésitais à rejoindre le ciel. Elle était déjà là pour me rappeler que j’étais aimée, et que je devais rester (en vie).
Quand je plonge mon regard dans celui d’Asha je sens que Lewis y est entré. Il lui a donné de la force, il la protège, elle aussi comme il protège tous les êtres que j’aime. Je crois en sa force, en celle de la nature, du cosmos et de mes ancêtres.

En fin de compte j’ai à présent pas mal de piliers pour m’aider à tenir. Ma confiance en moi, mon compagnon, sa petite chatte, ma spiritualité, mais aussi et surtout mon job actuel.
Entrée début novembre comme renfort Noël, je suis prolongée jusqu’à février. Mes collègues qui sont tous très gentils avec moi, sont presque sûrs que je vais être prise en CDI. Moi je prie pour qu’ils aient raison tout en me forçant à ne pas me faire trop d’espoir. Je connais trop bien le goût amer de la désillusion. En attendant je passe de très bonnes journées au magasin. J’apprends, je m’adapte, je rigole, je m’amuse bien.

En dehors de mon boulot, j’essaye de sortir un maximum, de voir mes potes de toujours, de rendre visite aux quelques membres de ma famille. Je créée aussi.
Ces derniers temps j’ai délaissé l’écriture pour me concentrer sur l’oeuvre que je veux exposer au salon des artistes de ma ville ; j’y ai déjà participé deux fois. Ce salon gratuit qui se tient chaque année réunit des peintres, des sculpteurs/trices autour de deux thèmes. Les oeuvres restent ensuite exposées pendant une semaine. Cette année les thèmes sont : rêve(s) et matériau(x). J’ai décidé de mixer les deux et de titrer de mon oeuvre « Material dream ». Il représente une fille qui rêve dans son lit, la couverture remontée jusqu’à sa bouche.
Je suis très contente de me remettre à créer autrement qu’avec les mots. Le décès de Lewis m’avait violemment stoppé dans mon élan, à mon grand regret. Pour cette nouvelle année je reprends mes ciseaux, ma colle, mes crayons, mes feutres et je me mets même à l’aquarelle !

Comme j’ai pu le dire dans mes stories sur Instagram, je n’ai jamais pris de résolution. Et ce n’est pas en 2020 que ça va changer. En revanche, pour cette année j’ai un tas de projets et d’envies.
D’abord dans les grandes lignes, il y a toujours l’idée de signer un foutu CDI, pour pouvoir espérer décrocher un logement. Et pour mettre toutes les chances de mon/notre côté, pourquoi pas emménager avec mon meilleur ami, l’ami Pierrot.
Viennent ensuite les envies de voyage. Aller dire bonjour à une amie d’enfance à Berlin, retourner à Londres, à Venise, Florence, à Séville, à Prague, à Dam. Découvrir enfin Dublin et Edimbourg. Traîner à Bruxelles… ça c’est pour l’Europe. Concernant la France, j’ai envie de sillonner l’ouest de mon pays. La Normandie, la Bretagne, les Pays de la Loire, la Nouvelle Aquitaine.
Puis il y a les petits projets : aller à Disneyland avec mon compagnon, à Astérix avec les ti potes, faire plus de concerts, retourner au festival médiéval de Provins…

2020 est là et s’annonce encore plus sexy et magique que jamais ✨

Le temps du bilan

J’avais envie de faire un peu le bilan de cette année 2019 qui se finit doucement.
Pour une fois que j’ai un peu de temps et de force… En plus il fait beau.
J’ai roulé un joint, mis de la musique posée en fond, me suis servie un grand verre de jus de pomme Franprix et me voilà.
Pour moi, 2019 a été plus sombre que 2018. Si l’année dernière a été l’année de la renaissance, celle qui s’achève a été celles des mises à l’épreuve et des premières fois.

En mars je suis partie pour la première fois en voyage avec ma plus ancienne amie (une semaine à Fuerteventura). D’avril à fin juillet j’ai tenté de faire une reconversion professionnelle pour devenir fleuriste ; un échec. J’ai ensuite passé de nombreux entretiens pour des enseignes plus ou moins connues afin d’être embauchée comme vendeuse dans les domaines culture/loisirs créatifs/décoration.
En septembre j’ai travaillé quelques jours dans un magasin du Marais à Paris. J’y ai rencontré ma grande soeur spirituelle. Et puis fin octobre j’ai rencontré la mort. Pas n’importe laquelle. Celle qui surprends violemment, l’horrible, la cruelle, qui frappe sans prévenir, injuste et terrible. J’étais en deuil depuis moins d’une semaine quand on m’a appelé pour me proposer d’être renfort Noël dans un grand magasin spécialisé dans la culture. Depuis que j’ai commencé à y bosser, je me voue corps et âme à mon taf. C’est ma nouvelle maison et mes collègues sont ma nouvelles famille.

Au cours de cette année beaucoup de choses ont changé rapidement. Je me suis éloignée de certaines personnes toxiques et me suis rapprochée de gens bienveillants. J’ai appris à déconnecter et à relativiser. L’amour entre mon coéquipier et moi s’est renforcé malgré les doutes, la souffrance et le stress. Ma confiance en moi et en la vie n’ont fait que grandir. J’assume plus que jamais mon style ; dark, goth, androgyne. J’ai aussi totalement renoué avec mes premiers amours : la nature, le spirituel, la sorcellerie. Je sais que la mort de mon petit chat a brutalement réveillé mon côté mystique, et que c’est en grande partie ce qui me permet de tenir.

En vrai, j’ai hâte de voir ce que 2020 me réserve… Et vous ?

Ceci sera détruit… ou pas

En vrai je voulais écrire un article comme celui-ci mais j’ai la flemme.
J’ai préféré vous rappeler (rassurer ?). Oui je suis en vie.
Je suis fatiguée. De la fatigue saine, heureusement.
Mon travail me comble sur bien des points.
Mon travail me sauve. M’évite le néant, les larmes, le désespoir qui pourraient m’engloutir après la mort brutale et injuste de mon petit chat.
Mon travail actuel (vendeuse rayon Vie Pratique (alcools, cuisine, déco, couture, sport, animaux, jardin, astronomie, voitures/motos… fiou) à la F***), m’élève, me renforce, développe ma confiance en moi.
Je suis occupée à travailler, me reposer, ressourcer, et à prier les esprits, les forces naturelles et cosmiques.
J’y consacrerai un article car il le mérite amplement mais sachez que Witch Please, le grimoire de sorcellerie moderne écrit par Jack Parker et illustré par Diglee est mon nouveau livre de chevet, ma nouvelle bible.
Prenez soin de vous et de tous les êtres qui vous aiment.

La tueuse de chats

Lewis était un chat qui aimait sortir. Le soir après avoir mangé, il miaulait devant la porte de l’appartement, sautait à la poignée. Quand je lui mettais son harnais il se calmait un peu et commençait à ronronner. Chaque soir il attendait avec impatience de sortir avec moi dans le quartier. 

Le soir du vendredi 25 octobre 2019 j’avais la flemme de sortir mais faire plaisir à mon chat a été plus fort, comme souvent si ce n’est toujours. Et parfois je me dis que c’est ce qui a provoqué sa perte.

Vendredi soir, il était 21h, je promenais mon chat comme tous les soirs (si possible). Il venait de s’exercer à l’escalade sur un arbre quand deux gros chiens sont arrivés en courant. Ils se sont brusquement arrêtés. Nous ont fixé mon chat et moi. Figés d’effroi. J’ai fait ce que j’ai pu pour garder mon chat près de moi. Mais les chiens se sont jetés sur lui. ILS ME L’ONT ARRACHÉ DES BRAS. Je me suis jeté sur un des deux. J’ai été traîné au sol. Pendant tout ce temps je hurlais. La propriétaire des chiens ? Une misérable femme incapable de gérer ses molosses, une irresponsable promenant SANS LAISSE des chiens qui ont DÉJA TUÉ.

Mon chat est mort dans mes bras, peu de temps après que l’incapable me l’ait ramené tout en m’inondant de paroles aussi insensées que déplacées.

« JE SUIS VRAIMENT DÉSOLÉE JE NE SUIS PAS UNE MAUVAISE PERSONNE VOUS SAVEZ JE PEUX VOUS LE REMPLACER VOTRE CHAT DITES MOI CE QUE JE PEUX FAIRE POUR VOUS… UN DES MES CHIENS EST PARTI JE DOIS ALLER LE CHERCHER DITES MOI CE QUE JE PEUX FAIRE POUR VOUS JE VOUS DONNE MON NUMÉRO DE TEL MAIS JE DOIS VRAIMENT ALLER CHERCHER MON CHIEN… »

Hein connasse, tu te souviens de tes mots aussi répugnants que toi et tes molosses ? Parce que moi je m’en souviens, comme je me souviens très précisément de ton sale visage, de tes cheveux, de tes yeux sans âme, et surtout je me souviens de tout le mal que tu as (déjà) fait. Tu es tombée sur la mauvaise personne. J’ai déjà trop souffert pour ne pas réagir quand les horreurs dans ton genre me prennent ce que j’ai de plus précieux. J’utiliserai tous les moyens légaux qui sont à ma disposition pour te faire ramper de douleur.

Ce n’était pas qu’un chat. C’était Lewis. Il n’avait même pas deux ans…

Je suis dépressive et atteinte d’anxiété généralisée. Lewis contribuait énormément à mon équilibre mentale, psychologique, psychique. Il était pour moi le symbole d’une vie nouvelle, plus libre et plus belle. Et des chiens mal dressés l’ont tué. J‘ai mal aux tripes comme si c’était les miennes que ces molosses avaient arraché. Je suis traumatisée à vie. Je ne peux plus voir un chien, l’entendre aboyer sans avoir une crise panique.

Je suis en colère, j’ai la haine, la rage mais je sais me tenir contrairement à vous et vos chiens. Certains auraient utilisé les armes. Mes armes ce sont les mots. Ce texte ne sera peut-être pas lu par beaucoup de personnes, peut-être même que la première concernée de le verra jamais. Mais au moins il m’aura permis de me défouler, de rendre hommage et de prévenir.

C’est la deuxième fois que les chiens de cette femme tuent un chat en compagnie d’un être humain. La prochaine fois ce sera quoi ? Encore un autre chat ? Un chien plus petit ? Un jeune enfant ? Nous n’en savons rien. En revanche ce que moi je sais, tout comme la police (municipale et nationale), c’est que ce n’est pas normal. C’est effrayant et dangereux.

Ma douleur est immense. Aussi grande que les plaies laissées par ces molosses sur le corps de mon chat. Rien ne le ramènera. Rien ni personne ne le remplacera.

Aux propriétaires de chat(s), faîtes attention, le quartier n’est pas sûr pour les félidés.

Quant à cette femme stupide qui a causé la mort de mon plus fidèle compagnon… Je vais prendre le temps de faire les choses proprement et correctement. Je hais la vengeance mais je crois plus que quiconque en la justice. La vie saura se charger de cet infâme être humain.

Voyager c’est polluer

J’adore voyager, prendre l’avion, pourtant depuis quelques années cela m’attire de moins en moins voire carrément plus. J’adore voyager mais j’adore encore plus la nature, les océans, cette planète, et voyager à outrance détruit ces merveilles. Or la beauté de notre planète est une des choses qui m’a le plus aidé lorsque j’étais au plus mal. Quand je ne voyais plus rien qui valait la peine de vivre autour de moi, les récifs, les plages, les dunes, les forêts, les jungles, les montagnes, la faune et la flore m’ont évité de me foutre en l’air en m’en foutant plein les mirettes.

C’est vraiment en voyant les dégâts occasionnés par la plongée sous-marine que cette réflexion à propos du voyage et du tourisme a commencé à germer. J’ai été profondément touchée par la dégradation des récifs, et dégoûtée de mon égoïsme comme de celui de mes semblables. Si nous sommes vraiment passionnés, fascinés, intéressés par les milieux marins, nous devons mettre de côté nos petits plaisirs personnels.
A force de vouloir nous émerveiller, nous allons détruire ce qui nous émerveille. C’est dur, ça fait mal à l’égo, au coeur, mais perso, voir les coraux blanchir me fait encore plus souffrir.

Le voyage est un mirage

L’avion, la voiture, le bateau, même le train, bousillent l’environnement à cause de la pollution qu’ils rejettent, des infrastructures à construire pour qu’ils puissent circuler. Ils font le bonheur des sociétés pétrolières, autoroutières appartenant à des milliardaires. A côté, combien d’enfants n’ont jamais vu la mer ? Car voyager reste un luxe réservé aux privilégiés, accessible à force de sacrifices comme économiser pendant un an voire plusieurs années. Tout ça pour 2 semaines au soleil, un peu d’exotisme et de tranquillité. Quand les habitants galèrent à bouffer.

Le voyage est un mirage. Une illusion de liberté. L’idée de débarquer dans des anciennes colonies pour visiter, m’émerveiller, me relaxer me met mal à l’aise. Je ne peux m’empêcher de sentir un parfum de colonialisme dans l’air. Je suis la blanche occidentale qui vient réaliser son plaisir égocentrique, qui squatte les pays 2 semaines, avant de repartir de là où elle vient.
Durant mes périples, je serais passé dans des lieux naturels que j’aurais fragilisé en le foulant, j’aurais plongé dans un écosystème sensible qui n’a pas besoin de moi pour vivre, j’aurais profité d’un pays plus pauvre à cause de ce que mon pays et ses alliés ont fait dans le passé.

Voyager, mais à quel prix ?

Fin août 2015, à 23 ans je suis allée en Crète pour la 3e fois. Je n’y été pas retournée depuis mes 13 ans. Je me souvenais d’un mer encore propre. Lors de ma première baignade je n’ai pas pu nager sans rencontrer des sacs plastiques, des emballages de toutes sortes. Les jours suivants je ne me suis pas baignée. J’ai juste trempée mes pieds. Là encore, j’ai vu des déchets s’échouer près de moi pendant que des enfants et des vieux jouaient dans les vagues.
J’étais triste et en rage. Mais j’étais restée en Europe, j’avais dormi chez l’habitant, rencontré des gens, discuté avec eux de l’état du pays, de ce qu’ils pensaient du tourisme, des Français, cela équilibrait la donne.

Je ne tiens plus à parcourir le monde à tout prix, en tout cas, pas au prix de l’environnement et de la population du pays visité. Je préfère regarder un documentaire, aller sur Google Earth plutôt que de défoncer la planète, arriver en colon, alimenter les grands groupes et lobbies.
Je continuerai de voyager mais je ne suis plus attirée par les longs courriers. J’ai envie d’un « tourisme » local, éco-responsable, engagé, conscient, politisé. En même je ne peux en vouloir aux gens qui ont économisé, qui se sont serrés la ceinture, souvent toute l’année, pour partir quelques jours, quelques semaines, loin de leur quotidien. Néanmoins je pense qu’il est possible de trouver un juste milieu.

Prise de conscience, efforts et alternatives

Les multinationales, les business men, les stars, les politiques sont bien sûr les premiers pollueurs avec leurs allers-retours en jet privé, les transports incessants et toujours plus importants de marchandises. Mais nous ne sommes pas obligés de prendre exemple sur eux et encore moins d’attendre qu’ils se bougent pour essayer, à notre échelle, de faire évoluer la situation, ou au moins de ne pas l’empirer.
Interdire aux gens de voyager serait ridicule et inutile. En revanche on peut réfléchir à notre façon de voyager. On peut se demander comment on peut allier voyage et écologie, et tenter de trouver des alternatives. Par exemple, préférer le train à l’avion quand c’est possible, choisir de voyager en France et en Europe plutôt qu’à l’autre bout du monde, partir moins pour partir mieux, opter pour des séjours chez l’habitant plutôt que dans des grandes chaînes d’hôtel.

Oui, si vous souhaitez continuer à être émerveillé-e-s par notre belle planète, ou tout simplement à vivre décemment, en harmonie avec la nature et les autres, va falloir mettre votre confort personnel de côté. Va falloir arrêter d’attendre que les autres fassent le boulot, de rejeter la faute sur autrui et de se plaindre pour des conneries du genre « ouin maintenant faut que je mette un pull au lieu d’utiliser le chauffage. »
Il est grand temps de se bouger pour préserver la Terre. C’est notre unique maison. Les astronautes et astrophysiciens vous le diront, il n’y a pas de planète comme la nôtre à moins de plusieurs années lumière. Si la Terre crame nous n’aurons pas de seconde chance.

Folklore, précarité et sons de la nature

J’avais pensé faire un article sur mes coups de coeur et kiffs de l’été mais je n’ai trouvé ni la force ni l’envie… Pourtant je tenais à créer une nouvelle catégorie d’articles pour partager mes dernières découvertes. Du coup j’ai décidé de lister ce que j’avais récemment vu, écouté et apprécié en ce début d’automne. Préparez le plaid et les boissons chaudes, c’est parti pour un tour de mes kiffs du moment !

Séries

  • J’ai découvert Carnival Row par hasard. Je traînais sur Amazon Prime Video avec my fellow depuis plusieurs jours quand nous sommes tombé-e-s sur cette pépite sortie de je ne sais quel tombeau. Habile mélange de dark fantasy et de steampunk, Carnival Row se déroule dans une ville qui ressemble furieusement à Londres au XIXe siècle. Voilà pour le décor, maintenant ajoutez-y des fées, des centaures, des faunes, des sorcières et vous obtenez une intrigue policière et politique sur fond de problématiques raciales.
    Dans Carnival Row, on découvre qu’Orlando Bloom et Cara Delevingne peuvent être ultra badass et jouer super bien. Evidemment il y a aussi pas mal d’histoires amoureuses (souvent compliquées pas exclusivement hétéros), et beaucoup voire autant de personnages féminins, noir-e-s.

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  • Autre excellente série testée et approuvée : Top Boy. C’est vraiment mon nouveau coup de coeur Netflix. Réalisée par des Anglais, Top Boy raconte l’histoire de deux gangs de drogues londoniens. On suit le parcours de chaque personnage ; les chefs, ceux qui veulent l’être, les vendeurs, les fournisseurs, leur famille, leurs amis, leurs amours. Peu à peu tous se croisent, se lient, se confrontent, pour le meilleur et pour le pire.
    Top Boy est une série dure et intelligente, superbement écrite, qui se sert du vécu de ses personnages pour évoquer les problématiques sociales (l’immigration, le racisme, la pauvreté) qui les amènent à faire ce qu’ils font. Moi qui suis plutôt mauvais public je me suis retrouvée à rire, pleurer, pousser des « ouh putain ça va être la merde ! » Bref regardez Top Boy.
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Sully & Dushane. TOP BOY (2011)

  • Si vous aimez l’univers des contes de fées et de Matt Groening (le créateur des Simpsons), vous serez content-e-s d’apprendre que Désenchantée Partie 2 est disponible sur Netflix. Les trois personnages principaux (un gentil elfe à l’ouest, une princesse portée sur l’alcool et un petit démon), sont de retour pour de nouvelles aventures. Au programme : des attaques de pirates, une descente aux enfers et bien sûr, des combats épiques.
    Désenchantée est aussi drôle que bienveillante. Les personnages tordent le cou aux clichés et aux gags oppressifs, discriminatoires en retournant l’univers des contes de fées. Avec cette série d’animation, Matt Groening nous prouve encore une fois qu’il est possible de rire aux larmes sans dénigrer une catégorie de personnes.
disenchantment the ululu company netflix

Elfo, Bean & Luci. Désenchantée (début de la série en 2018)

Blogs

Musique/Youtube

  • Miracle Forest est une chaîne Youtube qui mêle sons d’ambiance et décors enchanteurs pour vous plonger dans une atmosphère paisible et merveilleuse. Chaque vidéo dure 1h et correspond à un thème ; Parc d’attraction abandonné, laboratoire de savant fou, village elfique, temple sous-marin, salon de thé féerique, nuit dans les bois… Vraiment top pour écrire ou se détendre.
  • On reste dans les sons et l’imaginaire avec Goodnight Moon, une chaîne ASMR pas comme les autres. Ici pas de jeux de rôle coiffure, soins beauté, massages crâniens, Goodnight Moon vous propose de rencontrer sirène, fabriquer des potions avec une sorcière, prendre le thé dans une mercerie, discuter avec la tenancière d’une herboristerie, d’une taverne… C’est beau, c’est doux et ça fait du bien.
  • Cafe Music BGM Channel, la radio/chaîne Youtube que j’écoute presque tous les matins depuis bientôt un an. Du jazz posé, un peu de bossa nova, pas mal de piano et de guitare. Bref, une chaîne idéale pour se réveiller en douceur en buvant un bon café bien sûr !
  • J’écoutais Fip radio quand j’ai ré entendu Nouveau western d’MC Solaar. Voilà des années que je n’avais pas entendu la voix de ce cher Claude. Depuis ses albums tournent en boucle. Je suis assez fan des gens qui font claquer la langue françaises, qui jouent avec les mots et les sonorités. Dans ce domaine j’avoue que pour moi Solaar reste le roi.

Jeux vidéo

  • Hollow Knight est un jeu vidéo indépendant développé et édité par Team Cherry. C’est le premier jeu que ce petit studio australien arrive à commercialiser. Et c’est une sacrée réussite ! Sorti en 2017 sur PC, MAC, Linux puis en 2018 sur Nitendo Switch, Playstation 4 et Xbox One, Hollow Knight est un jeu d’action-aventure et de plate-forme. Vous incarnez un chevalier insectoïde qui explore le royaume d’Hallownest. Sur votre route, vous devrez éradiquer l’entité maléfique qui a été enfermée au coeur du royaume il y a fort longtemps.
    Poétique et mélancolique, Hollow Knight fait penser aux créations de Tim Burton. Outre l’aventure et l’exploration, le jeu met en scène une certaine cruauté du monde à travers les personnages que le héros/joueur rencontre. Pour cette raison et parce que certaines zones sont vraiment très difficiles, il vous sera peut-être nécessaire de faire des pauses, prendre affectivement de la distance en coupant la bande-son, s’éloigner physiquement de l’écran, étudier et lister les mouvements répétitifs de chaque boss, ou encore passer momentanément à autre chose et explorer une partie différente du jeu.
  • Par où commencer… Comme beaucoup je crois que c’est mon nouveau jeu préféré, mon coup de coeur ultime niveau pixels : The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Véritable bijou de graphisme et d’ingéniosité en matière de gameplay, ce 18e opus de la franchise The Legend of Zelda nous propose d’explorer un monde ouvert démesuré et d’expérimenter de nouvelles mécaniques de gameplay ; jauge d’endurance, interactions diverses avec l’environnement, les objets, les personnages rencontrés. Attention, on ne voit pas les heures passer !
    Acclamé par la critique dès sa sortie en mars 2017, Zelda: Breath of the Wild a reçu de nombreux prix dont le prix du jeu de l’année aux Game Awards 2017. Le jeu développé par la division Nintendo EPD s’est déjà vendu a plus de 13 millions d’exemplaires. Fait assez important pour être souligné : Breath of the Wild est régulièrement salué pour avoir transformé le statut de la princesse Zelda, la faisant passer de « demoiselle en détresse » à personnage à part entière.

La fin d’un cycle

Hier c’était mon dernier jour au magasin du Marais, et mon contrat n’a pas été prolongé. Officiellement, ils auraient besoin de réservistes plus que de vendeurs. Officieusement, ils préfèrent engager des gens jeunes et naïfs qui vont obéir aux ordres sans poser de question.

Mes collègues étaient dégouté-e-s que je parte. Ils auraient voulu que je reste ; ils trouvent que je suis cool et que je travaille bien. Ils m’ont dit de ne surtout pas douter de moi, que le problème venait du grand chef. D’ailleurs il y a déjà eu une histoire d’harcèlement sexuel entre lui et une vendeuse. Histoire qui aurait pu (et dû) arriver jusqu’aux Prud’hommes si cette société n’avait pas une haine des femmes et des travailleurs.

La journée terminée, mes collègues m’ont emmené boire des bières dans un de leurs repaires : un petit bar parisien typique. Certains m’ont même filé des contacts pour du travail. On ne se connaissait pas il y a 10 jours mais là on aurait pu croire qu’on était potes depuis l’enfance. Je n’ai pas vu les heures passer. J’ai juste eu le temps de voir que je devais mettre les voiles pour ne pas rater les derniers trains. Je suis rentrée dans ma banlieue, seule et enveloppée d’une douce ivresse. Jamais je ne m’étais sentie aussi stylée et puissante. 

J’ai tenu mes promesses. J’ai fait du mieux que j’ai pu. Je me suis laissée porter sans dériver. J’ai kiffé et je n’ai aucun regret. Au contraire, je suis pleine d’amour et d’espoir. Ce n’est pas triste, c’est juste la fin d’un cycle. Une page se tourne pour qu’une nouvelle s’écrive.